Burkina Faso
Pays actif
Partenaires, cadre de dialogue national et initiatives en cours du Mouvement ODAS dans ce pays.
Contexte national
La situation de l’avortement sécurisé
Mise à jour : avril 2025
Contexte général
- Population totale23,4 Millions selon l’INSD
- Taux de fécondité3, 1 enfant /femme au Burkina en 2023 selon l’ISSP
- Prévalence contraceptive28% en 2024 selon la Plateforme de recherche PMA -Burkina Faso
- Méthodes modernes32 % des femmes en union utilisent une méthode contraceptive moderne en 2021, selon l’enquête PMA-Burkina Round 9 menée entre décembre 2021 et février 2022.
- Besoins non satisfaits en PFLes besoins non satisfaits en PF sont passés de 32% en 2014 à 16% en 2021, selon les données de la plateforme PMA-Burkina.
- Taux d’avortement estiméSelon Share Net Burkina Faso, une étude de 2008 estimait le taux d'avortement à 25 pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans au Burkina Faso
- Mortalité maternelleLe taux de mortalité maternelle a diminué, passant de 341 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2010 à 198 décès pour 100 000 naissances vivantes sur une période de sept ans selon le média…
- Part de l’avortement dans la mortalité maternelleSelon Share Net Burkina Faso, l'avortement contribue à environ 8 à 15% de la mortalité maternelle au Burkina Faso
Cadre juridique
Autorisé sous conditions
- Pour sauver la vie de la femme
- En cas de viol ou inceste
- En cas de malformation fœtale grave
- Pour préserver la santé physique / mentale de la femme
- Consentement parental ou conjugalNon requis pour les femmes majeures.
- Avis médicalNécessaire car l’avortement sécurisé doit être prescrit par un médecin après évaluation de la situation.
- Déclaration judiciaireNécessaire car une plainte doit être déposée auprès des autorités compétentes et le procureur du Faso doit établir la matérialité de la détresse résultant de l'infraction pour autoriser l'avortement…
- Autres exigencesL'avortement sécurisé doit être pratiqué dans des conditions de sécurité, conformément aux normes et protocoles du Ministère de la Santé.
- Dernière réforme législative2018
- Réformes en coursNon
Disponibilité et accès aux services
- Types de structuresHôpitaux et polycliniques, centres de santé primaires, centres médicaux avec antenne chirurgicale (CMA) et cliniques.
- Prestataires formésEnviron 15 % des établissements de soins primaires disposent de personnel formé aux soins post-avortement. Cela indique une capacité limitée à fournir des services d'avortement sécurisé, en…
- Méthode médicamenteuseOui
- Méthode chirurgicaleOui
- Coût moyen estiméLe coût des pilules abortives varie entre 3 500 et 7 000 FCFA (environ 6 à 12 USD), selon la marque et le lieu d'achat et le coût d'une procédure chirurgicale d'avortement sécurisé se situe entre 25…
Avortement à risque et défis
- Estimation des avortements à risqueUne étude de 2008 estime que 25 pour 1 000 femmes âgées de 15 à 44 ans ont eu recours à un avortement, soit environ 105 000 avortements cette année-là.
- Conséquences majeures[Complications, hospitalisations, décès maternels]
- Environ 23 000 femmes ont été traitées pour des complications liées à un avortement en 2008.
- On estime que 15 000 femmes ont souffert de complications sévères sans recevoir les soins nécessaires.
- Les complications incluent des infections, des hémorragies, des blessures internes, et peuvent entraîner des incapacités permanentes ou la stérilité.
- Les avortements à risque sont responsables d'environ 8 à 15% de la mortalité maternelle au Burkina Faso.
Actions en cours et opportunités
- Acteurs clés engagésMinistère de la Santé, EngenderHealth, MSI, MDM, MSF, Planned Parenthood Global, ONIDS, IPBF, ABBEF, CAPSSR, SOGOB, RHF, SOS/JD, RAJS/BF, JASR/PF, Mouvement Femina, OJEPC.
- Politiques nationalesOui, elles intègrent l’avortement sécurisé
- Campagnes de sensibilisationOui
- Fenêtres de plaidoyerOui des discussions sont en cours pour réviser la loi sur la santé reproductive afin de faciliter l'accès à l'avortement sécurisé, notamment en allégeant les procédures pour les ayants droit.
Sources : Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), Institut Supérieur des Sciences de la Population (ISSP), PMA (Performance Monitoring and Accountability), Share Net Burkina Faso. - fiche pays ODAS, mise à jour avril 2025.
Contexte social et croyances
Fiche pays ODAS - édition 2024
Contexte sociopolitique, économique et culturel
les droits en santé sexuelle et reproductive, y compris l’accès à l’avortement sécurisé, de plusieurs manières :
Religion et culture
Le Burkina Faso est un pays multiethnique avec une diversité de croyances religieuses et de pratiques culturelles. Bien que l'islam et le christianisme soient les principales religions, les croyances traditionnelles persistent dans de nombreuses régions. Les valeurs religieuses et culturelles peuvent influencer les attitudes envers la sexualité, la contraception,l'avortement, et peuvent parfois entraîner la stigmatisation sociale autour de ces questions.
Pour la première fois, le Burkina Faso a célébré ce 15 mai la journée des coutumes et traditions. Une journée chômée et payée dans le pays pour permettre aux adeptes de la religion traditionnelle, jusque-là marginalisée selon les autorités, de se reconnecter avec leurs coutumes et leurs traditions.
Fausses croyances et représentations
Au burkina Faso pour parler d’avortement en langue moré l’on utilise le terme “Yiss poga” qui signifie “enlever le ventre” en Dioula “Kon non Tchin” “Gâter le ventre”. Cette appellation est ancrée dans les fausses croyances et les représentations négatives autour de l'avortement. Ces représentations courantes de l’avortement influencent fortement les attitudes et les comportements.
Selon les croyances populaires sur l’avortement: • L’avortement dehonnore les familles : Dans de nombreuses familles, avoir recours à l'avortement est perçu comme une honte et un déshonneur, affectant non seulement la femme concernée mais également l'ensemble de la famille • L’avortement est un risque pour la femme : L'idée que l'avortement est extrêmement dangereux et peut entraîner la mort de la femme est répandue dans l’imaginaire populaire • L’avortement est cause de bannissement dans certaines familles : L'avortement est parfois considéré comme un tabou majeur, et les femmes qui y ont recours peuvent être rejetées par leur famille et leurcommunauté, conduisant à des conséquences sociales et émo- tionnelles graves • L’avortement est perçu comme un crime conformément aux pres- criptions des saintes écritures
Source : fiche pays « La situation de l’avortement sécurisé », Centre ODAS, édition 2024.
Cadre de Dialogue Pays
Le Cadre de Dialogue Pays réunit à l’échelle nationale les acteurs clés engagés pour l’accès à des soins de santé reproductive sûrs : membres du Mouvement ODAS, organisations locales, professionnel·les de santé, bailleurs de fonds et décideur·ses politiques.
Partenaires nationaux
Les organisations membres du Mouvement ODAS présentes dans le pays.
Initiatives en cours
Les programmes du Mouvement déployés dans le pays.
Ressources
Documents, études et outils propres au pays.
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