Côte d’Ivoire
Pays actif
Partenaires, cadre de dialogue national et initiatives en cours du Mouvement ODAS dans ce pays.
Contexte national
La Côte d’Ivoire accueille le siège du Centre ODAS, basé à Abidjan. L’équipe y coordonne au quotidien les activités du Mouvement ODAS dans les 22 pays d’Afrique francophone.
La situation de l’avortement sécurisé
Mise à jour : avril 2025
Contexte général
- Population totale 32 554 969 (2025)
- Taux de fécondité 5,0 enfants par femme
- Prévalence contraceptive 22 % toutes méthodes - 17,2 % pour les méthodes modernes
- Besoins non satisfaits en planification familiale 27,8 %
Cadre juridique
Autorisé sous conditions
- Pour sauver la vie de la femme
- En cas de viol ou d’inceste
- Pour préserver la santé physique ou mentale
- En cas de malformation fœtale grave
- Sur demande
- Autres exigences trois avis médicaux requis
- Dernière réforme législative 2024
- Réformes en cours discussions parlementaires sur l’élargissement des conditions
Disponibilité et accès aux services
- Types de structures hôpitaux publics, centres de santé, cliniques privées
- Méthode médicamenteuse disponible partiellement (MVA, misoprostol, mifépristone)
- Méthode chirurgicale disponible, variable selon la zone (AMU, aspiration, curetage)
- Coût moyen estimé 40 à 100 USD
- Prestataires formés non documenté
Défis
- Stigmatisation sociale et religieuse, pour les femmes comme pour les militant·es
- Connaissance des droits faible connaissance du cadre légal, y compris chez les prestataires
- Accès géographique offre limitée en zones rurales
- Conséquences complications, infections, infertilité, décès maternels
Actions en cours et opportunités
- Acteurs clés engagés Ministère de la Santé, IPPF, Médecins du Monde, Pathfinder, UNFPA
- Politiques nationales intègrent la réduction des avortements à risque
- Campagnes de sensibilisation portées par les ONG et les médias communautaires
- Fenêtres de plaidoyer réforme du code de santé publique en discussion, appuis parlementaires, stratégie nationale en cours
Sources : OMS, UNFPA, PMA2020, Track20 et Ministère de la Santé de Côte d’Ivoire. Fiche pays ODAS, mise à jour avril 2025.
Contexte social et croyances
Fiche pays ODAS - édition 2024
Religion et culture
La Côte d'Ivoire est un pays majoritairement chrétien et musulman (RGPH 2021), où les religions exercent une influence significative sur les normes sociales et les opinions concernant l'avortement. Ces religions ont une position restrictive à l'égard de l'interruption volontaire de grossesse.
L’influence religieuse dans les cercles de décision est souvent pointée du doigt comme étant l’un des obstacles principaux à l’aboutissement d’un projet de loi sur la santé de reproduction en Côte d’Ivoire.
La Côte d’Ivoire a d’ailleurs abrité avec une forte caution institutionnelle en Juin 2024 une conférence sur le renforcement des familles qui est un évènement religieux rassemblant diverses confessions religieuses et propagent généralement des idées anti droits.
Manque d’information
Les connaissances sur la santé sexuelle et reproductive, y compris l'avortement, sont souvent limitées, ce qui contribue à renforcer les idées reçues et les fausses croyances.
Fausses croyances et représentations
Les connaissances sur la santé sexuelle et reproductive, y compris l'avortement, sont souvent limitées, ce qui contribue à renforcer les idées reçues et les fausses croyances. L’avortement n’est pas un sujet nouveau dans les communautés en Côte d’Ivoire, la population ne fait simplement pas la nuance entre un avortement clandestin et un avortement sécurisé.
Pour parler de l’avortement clandestin, les populations utilisent plusieurs termes majoritairement en nouchi, l’argot local ivoirien. • Gbra le mouhement • Gbolo ça • Casser ventre • Faire tomber • Konon tchi (Malinké) • Faire sauter • Faire venir règle Ces termes ont généralement une connotation négative .
Bien que l’avortement soit courant dans dans la société et un sujet de debat, il est fortement stigmatisé sur la place publique en particulier sur les réseaux sociaux. Taux de mortalité maternelle: 385 décès pour 100 000 naissances vivantes (EDS 2021). Le taux général de recours à une Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) est de 8 grossesses pour 1000 femmes (EDS 2021).
Environ 230 000 femmes ont recours à l'avortement chaque année (PMA 2020) 62.4 % des femmes ayant recours à l’avortement le font dans des conditions dangereuses, entraînant des complications graves pour 10 % d'entre elles. (PMA 2020) Parmi les jeunes filles âgées de 15 à 19 ans, 78 % des avortements sont jugés à risque, contribuant à 21 % des décès maternels dans le pays. (PMA 2020) La proportion des grossesses non désirées est de 40% en 2022.
Les femmes qui ne désiraient pas la naissance récente ou la grossesse actuelle ont pour la plupart le niveau primaire ou n’ont jamais été scolarisées (72%).
Stigmatisation et jugement social
Les femmes qui avortent ou les personnes qui défendent le droit à l’avortement sont souvent confrontées à la stigmatisation, à l'exclusion sociale et à la culpabilité. La crainte de la réticence de certain.es militant.es et organisations à travailler sur la question de l’avortement de facon ouverte.
Source : fiche pays « La situation de l’avortement sécurisé », Centre ODAS, édition 2024.
Cadre de Dialogue Pays
Le Cadre de Dialogue Pays réunit à l’échelle nationale les acteurs clés engagés pour l’accès à des soins de santé reproductive sûrs : membres du Mouvement ODAS, organisations locales, professionnel·les de santé, bailleurs de fonds et décideur·ses politiques.
Partenaires nationaux
Les organisations membres du Mouvement ODAS présentes dans le pays.
Initiatives en cours
Les programmes du Mouvement déployés dans le pays.
Ressources
Documents, études et outils propres au pays.
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